loader image

Comment dater une horloge ancienne ?

Comment dater une horloge ancienne ?

Au sein de votre décor intérieur, vous avez déjà songé à acquérir une horloge ancienne ou une horloge de collection. Véritable objet décoratif, la pendule ancienne charme par son aspect mais elle apporte surtout le cachet unique de l’ancien.

Gage d’authenticité, la datation d’une horloge d’antan s’avère une affaire de spécialiste. Toutefois, même si un antiquaire ou un horloger peuvent vous accompagner dans votre démarche, rien ne vaut votre propre information.

Comme le dit le célèbre proverbe, on n’est jamais mieux servi que par soi-même et vous serez certainement rassuré de vous référer à vos propres connaissances. Alors, comment dater une horloge ancienne ?

Concentrez vos recherches pour être certain d’acquérir une horloge ancienne

Néophyte ou amateur d’objets anciens, vous êtes intéressé par les pendules des siècles passés. Vous pouvez alors sélectionner la production horlogère d’un artisan réputé ou vous orienter vers la facture d’un pays au savoir-faire reconnu. Vous avez aussi l’opportunité de fixer votre critère de sélection sur le mécanisme interne de l’horloge. Encore plus complexe à identifier, ce fonctionnement comprend tout de même quelques critères de distinction.

Poser un premier critère dans votre choix soulage et accélère votre processus d’acquisition. En effet, entre les plus anciennes horloges du XVIe siècle, parmi lesquelles vous trouvez les ancêtres de l’horloge à pendule de Huygens, et les horloges du début du XXe siècle, votre collection ne revêt pas le même aspect. Centré sur votre recherche, vous aurez l’œil plus affûté lors des annonces de vente aux enchères ou la possibilité, plus rare mais bien réelle, de trouver la perle rare dans une brocante. Les horloges à cheminée du XIXe siècle, par exemple, circulent encore régulièrement.

Alors, une fois votre préférence bien établie, servez-vous des repères suivants en fonction de l’objet convoité afin de ne pas vous retrouver avec une reproduction d’horloge ancienne qui ne vaudrait pas son prix et qui n’aurait pour effet que de dépareiller votre collection commencée ou en devenir.

Dater une horloge ancienne grâce au nom du fabricant

Comme vous le savez désormais, siècle et pays de fabrication représentent les premiers critères déterminant votre envie et votre repérage d’une horloge ancienne. Mais, avez-vous la moindre idée de la quantité d’horloges façonnées dans le monde au cours des siècles derniers ? De l’Europe à l’Amérique, en passant par l’Asie, ce sont des milliers de pendules qui s’offrent à vous. Dans ce foisonnement de cadrans et de mécanismes, vérifier le nom du fabricant doit devenir un réflexe. Par exemple, sur des pendules américaines du XIXe siècle, comme sur de nombreuses montres anciennes, apparaissent des informations spécifiant le libellé du fabricant.

Pour cibler votre recherche d’identification, plusieurs zones méritent d’être explorées. Au plus simple, pensez immédiatement à retourner l’horloge d’antan afin de contrôler la présence d’une plaque à l’arrière. Malheureusement, ce n’est pas toujours aussi évident. Le nom de la société conceptrice peut, en effet, être indiqué sous forme de gravure ou d’impression à proximité de la face centrale du cadran. Sous les mêmes formes, il peut aussi être spécifié sur le contour du cadran. Votre attention doit redoublée en cas de présence d’une lunette dont la bordure cache l’information pourtant bien présente. Dans un second temps, optez pour une inspection intérieure. Les renseignements de fabrication peuvent se nicher à l’arrière du mouvement de l’horloge ou sur une face interne de son boîtier.

Après avoir recueilli la précieuse information, une vérification supplémentaire se révèle tout de même nécessaire. Il arrive couramment que le nom figurant autour du cadran ne soit pas celui du fabricant mais celui du revendeur de l’objet de collection. Il vous faut donc trouver des compléments sur l’entreprise de ce détaillant afin de vous aider à dater l’horloge.

Enfin, il est à noter que de nombreux pays au savoir-faire horloger reconnu n’ont jamais pratiqué le marquage de leurs fabrications. Il devient dès lors indispensable de vous pencher sur les initiales ou les symboles utilisés par les plus grandes marques. Si cette opération vous semble laborieuse, sachez toutefois qu’elle vous invite à une immersion surprenante au sein d’un monde de créations extraordinaires. Ce parcours historique rendra votre quête encore plus savoureuse.

Devenez un connaisseur en datation d’horloge ancienne

Face à une horloge ancienne sans plaque ou sans étiquette, des repères concrets vous aident à identifier la date de création d’une pendule présentée comme antique. En maîtrisant ces quelques critères, vous évitez des tromperies grossières. Ainsi, servez-vous de vos connaissances en histoire de l’art dans le but de détailler le style de l’horloge. Par exemple, une horloge Seth Thomas, du nom de l’horloger américain pionner dans la fabrication de masse de pièces horlogères, présente un placage adamantin dont l’aspect marbré vous assure de sa conception dans les années 1880.

Vous vous penchez ensuite sur les matériaux du cadran, en bois, en céramique ou en étain, comme sur celui employé pour le coffret sachant que le contreplaqué n’a été utilisé qu’à partir des années 1905. Le type de mouvement aiguille aussi votre recherche. Les plus anciens, en bois, ne dépassent pas le milieu du XIXe siècle et peuvent ainsi démarquer une pièce rare. Enfin, un numéro de série, aussi obscur vous paraisse-t-il, mérite d’être relevé avec attention avant de scruter chacune des pièces de l’horloge.

La platine

La plaque de laiton disposée à l’arrière de l’horloge supporte les rouages et peut contenir la signature de l’horloger. Veillez alors à la calligraphie de ce nom qui jusqu’au XVIIIe siècle alternait les pleins et les déliés. Réalisée au petit burin, elle doit être lisse, régulière, c’est-à-dire sans à-coups ou rayures dues à l’emploi d’un outil plus moderne.

La roue de compte

Il s’agit ici d’examiner la roue de compte qui engendre le nombre de coups donnés par le marteau sur le timbre de la sonnerie. Facilement repérable grâce à sa position sur la platine arrière, cette roue varie selon les époques de conception de votre horloge. Au XVIIe et jusqu’au début du XVIIIe siècle, la roue est pleine et comporte le nombre de coups à frapper. Du milieu jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, ce rouage a une forme d’étoile ajourée. À partir du XIXe siècle, la roue de compte est munie de rayons évidés. Voici un critère qui peut s’avérer déterminant.

Le balancier

Votre œil averti gagne à détailler le balancier au plus tôt. Cette pièce a connu des modifications visibles dans la seconde moitié du XIXe siècle. Vous pouvez donc déterminer un avant et un après. Jusqu’à la Restauration, le balancier se présente suspendu à un fil de soie doté d’une boucle. Celle-ci, raccourcie ou allongée, réglait la hauteur du pendule. Au XVIIIe, un axe carré de petite taille permettant cette opération était visible sur la face avant haute du cadran. Dès le XIXe siècle, il est remplacé par une molette fixée sur la platine arrière.

Le cadran et les aiguilles

Pièces maîtresses de l’horloge, le cadran et les aiguilles sont aussi celles dont le façonnage traduit le mieux les époques françaises. Au XVIIe siècle, le cadran était en étain ou en laiton doré ou argenté. Les surfaces émaillées, difficiles à réaliser, demeurent réduites. Les aiguilles en laiton ouvragé, gravé ou doré, révèlent une minutie particulière. Sous Louis XV, le cadran est confectionné soit en bronze soit en émail. Les cartouches des heures et des minutes sont juxtaposés car la réalisation d’une unique pièce demeure encore complexe. Les aiguilles restent fines et ajourées.

Au siècle suivant, la taille des cadrans diminue. Un disque d’émail blanc unique est alors parfois peint ou décoré de fleurs de lys ou de volutes. Les cadrans tournants connaissent un véritable engouement. Les aiguilles sont en laiton ajouré. Plus le temps avance, plus elles deviennent simples, en acier, comme les cadrans qui, dès le début du XIXe siècle, perdent leurs fioritures. Vous voici prêt à explorer le monde merveilleux des horloges anciennes !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *